CHRISTOPHE CARRIO CTS

Entrainer son corps et son esprit....intelligemment

correction posturale

Moins de douleurs d'épaules, cou et dos



Stop aux douleurs du haut du corps


Anatomie des douleurs :
Chaque semaine, depuis la sortie de mon livre un corps sans douleur, je reçois environ 60 mails de personnes ayant des douleurs corporelles chroniques. Sur l’ensemble des complaintes 70% se situent au-dessus des hanches et de façon plus précise dans les régions : cervicale, épaules, entre les omoplates et le bas du dos. Dans de nombreux cas, il existe un lien de cause à effet entre ces douleurs et la mobilité de l’étage vertébral thoracique. L'homme possède 33 vertèbres, il y en a 5 qui sont soudées pour former le sacrum, et 4 (environ) pour former le coccyx.
Les 24 autres vertèbres individualisées se répartissent en 7 vertèbres cervicales, 12 thoraciques (ou dorsales), et 5 vertèbres lombaires.

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À cause des nombreuses heures que nous passons assis dans la journée, nous perdons au fil des années énormément de mobilité articulaire au niveau de l’étage thoracique, particulièrement en extension (pour se redresser) et en rotation (pour pivoter).
L’étage thoracique est également la zone d’attachement de toutes les côtes. Or, une fois de plus à cause de la position assise et de la modification de notre façon de respirer (schéma respiratoire), la perte de mobilité thoracique s’aggrave au fil du temps.
L’étage thoracique est également une zone d’attachement pour l’omoplate. Si on perd des capacités d’extension de l’étage thoracique alors, on perd également des capacités de mobilité de l’omoplate. Cette perte de mobilité de l’omoplate à une répercussion négative sur l’articulation de l’épaule entrainant de nombreuses compensations et déséquilibres musculaires provoquant des douleurs inflammatoires chroniques dans cette région.

Au final lorsque l’épaule, l’omoplate, les côtes et la région thoracique ont un fonctionnement limité et perturbé cela entraine des compensions au niveau de la région cervicale et lombaire créant des douleurs inflammatoires également dans ces zones.
Le schéma respiratoire normal se trouve également modifier et perturber ce qui entraine également des compensations musculaires (scalènes, fibres hautes du trapèze, diaphragme, grand oblique), ce qui diminue les performances sportives ou plus simplement, provoque de l’anxiété.

On se retrouve dans un véritable cercle vicieux.

Masser et mobiliser pour guérir :
Par chance, le corps possède de formidables capacités de régénération. La première étape consiste à détendre et diminuer les tensions dans la zone thoracique et le haut des épaules en massant avec un bâton de massage. Ce travail doit se faire régulièrement dans la journée pendant 1 à 2 minutes.
Ensuite, nous allons devoir mobiliser l’étage thoracique d’abord de façon passive en respirant par l’abdomen profondément et calmement. 5 à 10 répétitions feront l’affaire. À effectuer 2 à 3 fois dans la journée.
Enfin nous allons devoir mobiliser de façon active c’est-à-dire grâce à la mise en action de notre propre musculature. 5 à 10 répétitions seront encore effectuées 2 à 3 fois dans la journée.

Vous retrouvez les exercices dans la vidéo associée.

Ce qu’il faut retenir :
Comme je l’explique dans mon livre un corps sans douleur, la position assise et le manque de mouvement engendrent une perte de mobilité et dysfonctionnement générale du corps. Pour éviter les douleurs et les tensions corporelles, nous devons redonner et maintenir la liberté de mouvement à notre corps quotidiennement. Cette précision est importante pour les sportifs et sportives, car bien souvent, leur pratique s’effectue sur un corps dont les articulations sont déjà limitées, ce qui provoque une accentuation des compensations et par conséquent une augmentation des douleurs inflammatoires.

Prenez soin de votre corps, avant qu’il ne vous force à le faire !

Christophe Carrio













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La régle de la non douleur

un corps sans douleur3 christophe carrio

Le 08/03/2011 copyright Christophe Carrio
La règle de la non douleur

Tout le monde a eu ou aura mal un jour, quelque soit l’origine de la douleur. Si lorsque l’on se cogne ou l’on se brûle la douleur est clairement identifiée, en cas de douleur chronique comme un mal de dos ou une tendinite, il est parfois difficile de la décrire ou de l’expliquer. Elle est « diffuse » parfois « sourde » ou « vive » selon les mouvements ou les heures de la journée. Elle peut être encore plus abstraite en cas de dépression. Parfois on a mal mais le corps médical après de multiples examens nous indique que c’est psychosomatique, dans notre tête. Mais vous avez bel et bien mal. Alors que faire ?

La douleur est méconnue  La douleur n’est pas une ennemie, mais un signal que le corps utilise pour communiquer avec le cerveau et lui dire « ça ne va pas » ou « ce que tu fais ne me convient pas ». En ce sens, la douleur est un aspect important de notre survie. Bien que nous ressentions la douleur dans notre corps, elle n’existe réellement qu’au niveau cérébral. La douleur est un processus qui englobe de multiples facteurs sous forme de signaux, fournis par de nombreux systèmes de notre organisme. Ces signaux bombardent le cerveau d’informations, que ce dernier filtre afin d’apporter la réponse la mieux adaptée en cas d’agression (stress de tous types).
Cette collection d’entrée et de sortie des différents systèmes de l’organisme et du cerveau a été nommée neuromatrix par le chercheur spécialiste de la douleur, Ronald Melzack.
Ainsi tous les systèmes de l’organisme sont interconnectés les un aux autres et par conséquent ont tous une influence sur la douleur, que ce soit dans sa création ou au contraire pour la faire disparaître. La réponse naturelle du corps à la douleur est connue sous le nom de réponse startle ou réflexe de flexion. Ce réflexe nous ramène instinctivement en position fœtale qui est une position de sécurité. Ainsi, lors d’une situation physiquement ou émotionnellement douloureuse, le corps se met automatiquement en position de flexion. La douleur favorise une « ré-écriture » de la manière dont le corps doit fonctionner, et ce, beaucoup plus rapidement que n’importe quel autre stimulus d’apprentissage. On comprend alors que la douleur favorise très rapidement (en quelques heures ou quelques jours) la création de schémas moteurs compensatoires, tandis que toute reprogrammation motrice et musculaire peut prendre des semaines voire des mois, simplement parce que le corps ne « bénéficie » pas de la douleur comme accélérateur de reprogrammation.
La règle de la non douleur en pratique
C’est une règle fondamentale que je ne cesse de répéter dans mes articles, mes livres, mon forum et dans mes stages. Elle permet quelque soit la condition physique, de continuer à s’entrainer, à mobiliser son corps et à se prendre en charge.
Vous pouvez tout faire à condition que cela ne fasse pas mal au niveau d’une articulation et en recherchant une bonne posture.
Lorsque vous avez mal vous devez limiter l’amplitude du mouvement.
Si une activité est douloureuse (course à pied, mouvements sportifs particuliers, etc.) vous devez choisir une autre activité ou un autre mouvement.
Par exemple si vous avez mal en courant, vous pouvez faire du VTT, de la musculation etc. Si vous avez mal au dos ou à la nuque en vélo, vous pouvez faire de la course à pied ou toutes activités où votre colonne est moins fléchie.
Si un mouvement en musculation est douloureux (développé couché, squat, etc.), utilisez un autre mouvement pour faire travailler la zone ou la chaîne musculaire de façon différente.
Quoi qu’il arrive, vous devez continuer à bouger. Le mouvement entretient les filières de réparation du corps et limite les processus inflammatoires chroniques. Cela permet également de maintenir la condition physique à un niveau minimal permettant de ne pas trop perdre et de tomber dans un cercle vicieux : j’ai mal, j’arrête le sport, je perds ma condition physique, je reprends le sport, j’ai des douleurs de reprise, je compense et je me refais mal !
Vous pouvez utiliser les cryo automassages que je développe dans mon livre SAVOIR S’ETIRER.
Vous devez utiliser prioritairement des automassages (bâton de massage), des décompressions articulaires et des étirements actifs. Toutes ses stratégies sont présentes dans SAVOIR S’ETIRER.

Christophe carrio













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