Un dos presque neuf

Le 24/12/2011
Un Dos presque neuf !
Notre colonne vertébrale, composée de 24 vertèbres, est extrêmement sensible à la perte de mobilité et à la perte de ses cambrures. L’architecture de la colonne vertébrale comprend en effet 3 courbures : une lordose cervicale, une cyphose dorsale et une lordose lombaire. Or, sous l’influence de la position assise, de la gravité et de la perte progressive de tonus musculaire, ces courbures ont une forte tendance à être modifiées ce qui a des conséquences dramatiques sur les disques intervertébraux qui jouent le rôle d’amortisseurs entre chaque vertèbre.
Les longues stations assises que nous adoptons chaque jour entraînent des pressions très importantes sur les disques vertébraux. Ces pressions ne sont pas uniformément réparties, contrairement à celles induites par la position debout. Résultat : les disques sont plus compressés d’un côté que de l’autre. Cela a deux conséquences majeures. Premièrement, le disque ne reprend pas sa forme initiale immédiatement ce qui explique qu’on puisse se faire « bêtement » un lumbago ou une sciatique en ramassant un objet au sol ou en bougeant rapidement la colonne après être resté longtemps assis. Deuxièmement, après des années d’étirement dans la même zone, les anneaux fibreux des disques peuvent se déchirer alors même que le geste et la pression qui s’exerce sur la colonne sont anodins. Le noyau du disque peut alors se déplacer vers l’extérieur, c’est la hernie discale. Dans ces conditions, le noyau peut aussi toucher un nerf et l’irriter. C’est la sciatique classique.
Les exercices de mon livre un corps sans douleur , l’approche corrective du CTS en général et les exercices présentés dans cette vidéo permettent de diminuer l’impact de la position assise a long terme.
En cette période de fête, profitez-en pour les pratiquer 2 à 3 minutes 2 à 3 fois par jour !
Joyeuses fêtes de fin d’année.
Christophe Carrio
Les principes de l'adaptation

Le 6/12/2011
Les principes CTS de l’adaptation
Le corps et le cerveau ont de formidables capacités adaptatives dictées par des mécanismes de survie. Cependant, il y a plusieurs facteurs qui déterminent si l’adaptation est positive ou négative.
Le temps permet aux corps de se régénérer et de devenir plus fort. S’entrainer trop fréquemment sans laisser de temps aux tissus, au système immunitaire ou au système cardio-vasculaire pour récupérer, aboutira à des blessures, des maladies et de la fatigue.
L’équilibre de base permet à l’ensemble de l’organisme de fonctionner correctement. Le bon équilibre des tensions musculaires autour des articulations leur permet de fonctionner correctement. Le bon équilibre dans la chimie des neurotransmetteurs permet de rester de bonne humeur ou de résister au stress psychologique. Si un des systèmes du corps n’est pas équilibré, il ne peut pas s’adapter correctement et force tous les autres à compenser et par conséquent à s’adapter négativement.
Dans le CTS, nous utilisons des principes simples afin de permettre aux corps et au cerveau de s’adapter positivement.
La spécificité : L’organisme tout entier développe une spécificité particulière en fonction de ce que vous lui imposez. Proposez-lui de nouvelles stimulations et au début il vous fera tout de suite ressentir qu’il n’est pas habitué à la tâche que vous lui imposez (courbatures). En revanche, laissez-lui le temps de progresser et de s’adapter et il deviendra beaucoup plus fort et habile dans ce que vous lui demandez. Ne perdez pas patience pendant ce processus.
La progressivité : Combien de fois avez-vous recommencé l’entrainement de manière trop intense et avez-vous souffert de courbatures pendant plusieurs jours ? Trop souvent ! Trop de courbatures signifient trop de tissus à soigner ce qui peut dépasser les capacités d’adaptation de votre corps et une fois de plus causer des blessures.
L’alternance des méthodes : Chaque méthode est un stress. Ce stress demandera à l’organisme des adaptations différentes. Chaque méthode de travail et de pensée a des effets immédiats et des effets retardés. Un bon agencement des différentes méthodes permet de retirer dans chacune d’entre elles des bénéfices pour devenir complémentaires au fil des semaines et des mois. C’est également un principe clé dans l’alternance des outils d’entrainement. Ainsi, il n’y a pas d’opposition, mais une vraie complémentarité. Lorsque l’on maîtrise un peu les méthodes d’entraînement, les exercices et leurs progressions ainsi que la périodisation, on peut ensuite jongler avec tous ces paramètres au sein d’une même séance, d’une semaine, d’une phase d’entraînement, d’une ou plusieurs années. L’entrainement peut devenir un véritable jeu.
La continuité : La progression est un domaine qui prend plus ou moins de temps selon les individus et leur capacité de récupération, elle-même liée à l’hygiène et au rythme de vie. Il faut donc s’entraîner de façon plus ou moins continue en respectant des périodes de repos relatif. La continuité est la garante du maintien des programmes moteurs : vos mouvements. En vous entrainant régulièrement vous maintenez la qualité de vos mouvements et n’avez plus besoin de passer autant de temps sur les bases. J’ai souvent répété qu’il vaut mieux s’entrainer un peu, mais souvent si on n’a pas le temps plutôt que beaucoup, mais avec une fréquence faible. L’important est de trouver son rythme et de l’entretenir.
La variabilité des exercices : Varier les exercices, les enchaînements ou encore les méthodes de travail permet d’enrichir vos capacités sportives et de maintenir un niveau de motivation indispensable ce qui évite une certaine lassitude. Vous pourrez d’ailleurs trouver d’autres exercices, d’autres programmes et d’autres méthodes dans l’ensemble de mes livres et DVD ou sur le forum.
Have FUN ! Un facteur trop souvent sous-estimé pour prendre du plaisir à s’entrainer et à jouer avec son corps.
Christophe CARRIO (copyright 2011)